Cali

Cavale

10 novembre - 21h - Elmediator — chanson — Rock

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novembre
mar 10

Cali cavaleur indompté.


Le Perpignanais est de retour avec un condensé de ses obsessions.
On l’avait quitté marchant dans les mots de Léo Ferré pour une relecture de l’un de ses maîtres, aussi généreuse que respectueuse dans sa sobriété. Casquette de passeur donc, puis au pas de charge celle d’auteur avec un nouveau roman, Cavale ça veut dire s’échapper.
Dans sa quête effrénée de sensations et d’affects, arrive donc Cavale. Un disque versatile, en équilibre, habile mélange de tradition et d’audaces de production. Le chanteur catalan, qui a privilégié les prises de voix spontanées, ne se refuse rien. Il flambe ses envies et s’en remet à la jeunesse indomptée d’Augustin Charnet, brillant touche-à-tout repéré aux manettes du dernier Christophe. De cette alliance naît la réussite d’ententes cordiales entre la pop et l’électro, les cordes et les programmations, les riffs vaporeux et les claviers agités, le chant de confidence et le chant batailleur. Collision toujours lorsque les timbres de Mathilda, chanteuse d’After Marianne, et Tom Barman, leader de dEUS, dessinent leur propre autonomie complice. Le propos narratif des titres colle à sa proximité au livre. Y tourbillonnent toutes les obsessions de Cali : la quête de l’amour parfait, l’absence du père, la convocation de sa jeunesse, les instants d’insouciance élevés au rang d’éternité.
Chez cet éternel indompté, les sentiments ne se taisent jamais. Ils sont à la fois moteur et béquille, ordonnent fuite en avant et célébration de la nostalgie. La question « Est-ce qu’on peut être plus heureux ?» répond en écho à l’hymne des débuts C’est quand le bonheur ? Cali continue d’expulser l’intime.
Libération

Infos pratiques

Tarifs 23 € / Réduit 20,70  €